Actus
16/02/2012
Martinique
100 billets d’avions pour les plus démunis

Air Caraïbes met 100 billets d’avion gratuits à disposition de l’association Case sociale antillaise. Ce partenariat doit permettre de rompre l’éloignement et de rapprocher les familles en grande précarité sociale.
Tout le monde était sur le pont mardi matin pour recevoir le directeur commercial d’Air Caraïbes, Edmond Richard, et Claudy Siar. La compagnie Air Caraïbes et l’association, la Case sociale antillaise, ont signé mardi à Paris, sous l’égide de la délégation de Claudy Siar, une convention de mise à disposition gratuite d’un total de cent billets d’avions par an. Cette signature doit permettre de rompre l’éloignement et de rapprocher les familles en grande précarité sociale. Pour certains, il s’agira d’effectuer un retour définitif dans le pays d’origine. L’aide apportée par la compagnie ne pourra pas concerner plus de trois personnes par famille et une fois seulement. Les dossiers seront sélectionnés, instruits et étudiés en commission sociale avant d’être approuvés après enquête et vérification. Les bénéficiaires voyageront en basse saison et hors vacances scolaires. « On pense qu’à travers cette initiative on arrivera à soulager et à apporter un peu de bonheur à des personnes qui n’ont pas eu l’occasion de voir leur famille, leurs proches depuis longtemps. On espère faire bénéficier à un grand nombre d’Antillo-Guyanais ces facilités, a expliqué le directeur commercial de la compagnie, Edmond Richard. Il y aura certainement un droit de regard, mais surtout pas un droit de vérification. C’est une convention signée en toute confiance. » « Pour moi ça ne pouvait pas se faire, témoigne, la voix chargée d’émotion, le président de la Case sociale, Gaston Calife. Ce n’était pas possible qu’une grosse compagnie comme Air Caraïbes puisse mettre à notre disposition cent billets d’avion. On nous a déjà tellement promis… » Alors quand il a vu le parapheur devant lui qui n’attendait que sa signature, il s’est revu le jour de son mariage, « la dernière fois que j’ai signé un papier… » Avec trente trois ans d’existence, la Case sociale antillaise a une vraie légitimité dans le domaine de la lutte contre la misère et la précarité. Elle a six employés permanents ; offre des consultations gratuites d’avocat, de psychologue, de sociologue, sert des boite aux lettres de domiciliation, organise la distribution de plateaux repas chaque mercredi, aux plus démunis.
Source : FranceAntilles


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