Actus
20/02/2012
Mayotte
Deux cas de chikungunya et de paludisme soupçonnés
Deux cas de chikungunya ainsi qu’un cas de paludisme sont soupçonnés à Mayotte, a indiqué vendredi la préfecture de l’île, qui appelle à la vigilance et a réquisitionné du personnel gréviste, n’excluant pas l’apparition de foyers épidémiques.
Les deux cas suspects de chikungunya, un virus transmis par un moustique et qui peut être mortel, ont été détectés à Mamoudzou, le chef-lieu, tandis que celui présumé de paludisme l’a été à Hanjangoua, dans le sud. Les autorités sanitaires ne connaissent pas pour l’instant l’origine de ces possibles cas, dans l’attente des résultats de laboratoire, rapporte l’AFP depuis Mamoudzou. Mais, d’ores et déjà, trois agents de lutte anti-vectorielle de l’Agence régionale de Santé (ARS), en grève depuis deux semaines, ont été réquisitionnés, a-ton appris de source syndicale.
Les agents grévistes réquisitionnés ont procédé au traitement insecticide contre les moustiques adultes, à la destruction de gîtes larvaires et au rappel à la population de mesures de prévention, a indiqué à l’AFP Mouhoutar Salim, ingénieur sanitaire à l’ARS et délégué syndical CGT. La saison des pluies, en cours, est une période propice au développement des moustiques responsables de la transmission du chikungunya et du paludisme, at- il relevé. Les syndicats précisent que les agents de l’ARS de Mayotte poursuivront la grève la semaine prochaine, afin d’obtenir leur intégration dans la fonction publique.
Le chikungunya peut être mortel, mais surtout les douleurs articulaires peuvent persister plusieurs mois, voire plusieurs années. Une grave épidémie de chikungunya avait frappé la Réunion il y a cinq ans. Entre décembre 2005 et décembre 2006, 266.000 personnes avaient été contaminées par le virus sur cette île et 250 en étaient mortes. Mayotte avait été relativement épargnée.
Source : MayotteHebdo


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