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Actus

6/12/2011

Guadeloupe

La groseille se consomme crue, cuite, en jus...

4e édition du marché de la groseille.Bordeaux, rouge vermeil, marbrée ou blanche, la groseille arbore un panel inédit de teintes, sur la propriété de Sully Monpierre, président de l’Association guadeloupéenne d’entraide pour la promotion de la groseille (AG E P G). Route de Conodor, quelque mille mètres carrés sont consacrés à s a culture.

« Il existe quatre variétés » , indique le président, admirant pour la énième fois le champ de groseilles qui colore sa propriété. Certaines branches, composées d’une vingtaine de groseilles, ploient jusqu’à frôler le sol. Il sourit. Quelques heures auparavant, le planteur avait pris soin d’arroser chaque plant importé cette année de Casamance (Sénégal). « Nous avons voulu comparer notre groseille-pays avec celles d’Afrique. Après expérimentation, nous avons constaté que ces dernières sont plus foncées, plus grosses, plus juteuses mais moins résistantes. Elles atteignent jusqu’à 2,5 mètres de haut. Les nôtres peuvent atteindre les 4,5 mètres et sont plus résistantes. »

Objectif : avoir de la groseille toute l’année

Samedi dernier, sur les parcelles des adhérents, chaussés de bottes, les dix planteurs de l’association ont cueilli en koudmen avec leur famille le précieux fruit, sortes de grosses baies bien charnues de la famille des hibiscus. Ils les ont ensuite épluchées avant de transformer une partie en jus ou en pétillant et de garder une autre pour la vente de dimanche. Ce fruit peut être utilisé pour la préparation de plats gratinés, sauces, sorbets, etc. Il se boit en sirop, en jus et même sous forme de boisson pétillante. L’association propose d’ailleurs au public d’amener ses bouteilles de champagne vides afin de les réutiliser pour le pétillant baptisé Champierre.

« Au départ, la groseille était utilisée comme sirop à la période de Noël pour être servi avec le rhum. Quand j’ai réalisé que la groseille était en train de disparaître, raconte M. Monpierre, je me suis mis à faire des recherches » , qu’il partage avec le docteur Henri Joseph. Le chercheur découvre toutes les vertus de la groseille rouge, par exemple, qui renferme des vitamines, des fibres, du calcium... Elle est un anticoagulant, un antioxydant et un diurétique. Sully Monpierre décide alors avec un petit groupe de sauver la groseille. Ensemble, ils imaginent un marché de la groseille, pour que le public se réapproprie ce patrimoine gustatif, qui pourrait finir aux oubliettes. « Nous plantons la groseille au mois de mai-juin, précise-t-il, et le moment le plus propice pour une récolte, c’est décembre. »

Le fruit, fragile, non sucré, doit être planté tous les ans. Les plantations de Sainte-Rose ou de Capesterre-Belle-Eau sont réalisées sans aucun produit chimique sur des terrains légèrement pentus.

« Nous avons décidé cette année de monter une société pour avoir de la groseille toute l’année et pas seulement à Noël » , souligne-t-il. Après quatre éditions, les planteurs de groseille sont rejoints petit à petit par des agriculteurs qui y voient là une source de revenus supplémentaires.

Source : FranceAntilles



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