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Actus

16/02/2012

Guadeloupe

Santé : « On veut une égalité entre secteur public et privé »

Le président de la Fédération nationale de l’hospitalisation privée (FHP) est venu, il y a deux ans, échanger avec ses homologues. Il revient pour se rendre compte de l’avancée des dossiers.

À Gourbeyre, plus précisément à la clinique Manioukani de Rivière-Sens, où il a pu rencontrer des acteurs de l’hospitalisation privée, Jean-Loup Durousset, président de la Fédération nationale de l’hospitalisation privée (FHP), a compris une fois de plus que l’hospitalisation privée en Guadeloupe rencontrait les mêmes difficultés que dans l’Hexagone. Il est également revenu pour revoir l’Agence régionale de santé (ARS) et vérifier si l’équité de traitement entre établissements publics et privés est bien en place et fonctionne bien.

Les hôpitaux privés, toutes spécialités confondues, sont prêts à s’engager encore davantage dans l’offre de soins, aux côtés de l’hôpital public et à l’égalité de droits et devoirs. Mais les choses ne sont pas si évidentes que cela, même si le privé continue d’occuper une place essentielle dans le paysage sanitaire de la Guadeloupe, avec 60% des actes chirurgicaux, 40% de l’activité en médecine et 32% en obstétrique.

Aujourd’hui, la nouveauté, c’est la loi HPST (hôpital, patient, santé et territoire), votée l’an dernier et applicable cette année. Elle confère la reconnaissance aux établissements privés des missions de service public. C’était déjà considéré comme une revendication, il y a deux ans. Désormais, c’est la pré-occupation des établissements privés. Et là, tout est à faire.

POUR UNE ÉGALITÉ DE TRAITEMENT Ainsi, fait observer Jean-Loup Durousset, la Guadeloupe fait partie des trois seules régions françaises (avec le Nord et le Midi-Pyrénées) à n’avoir pas placé des internes dans le privé.

« La reconnaissance des postes d’internes dans le privé fait partie des possibilités offertes par la législation. Des jeunes formés en Guadeloupe doivent pouvoir aller dans les terrains de stage des cliniques privées, aussi bien en soins de suite qu’en MCO (médecine-chirurgie-obstétrique). Je cherche à comprendre ce qui gène. Les établissements privés ne sont-ils pas candidats ? Le doyen, a-t-il eu quelques soucis pour organiser matériellement ces terrains de stage ? Un jeune étudiant qui a la chance de passer d’une structure publique à une structure privée pour avoir une meilleure formation. »

Autre préoccupation du président Durousset : les finances. « Ce que nous revendiquons au niveau national, c’est d’être payé pour ce qu’on fait et pas pour ce qu’on est. Ce n’est pas le statut de l’établissement qui doit déterminer la rémunération, mais son activité. Car on a des comptes à rendre à la collectivité. À partir du moment où on est financé sur des fonds collectifs (Sécurité sociale ou complémentaire), à partir du moment où on remplit des missions de santé publique, on a des comptes à rendre. Les soins de suite le revendiquent depuis longtemps : on veut une égalité de traitement entre secteur public et privé. »

Source : FranceAntilles



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